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Le coût de la résilience des réseaux

Date du document final : 
juil. 2015
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Source bibliographique : 
Paris : Conseil général de l'environnement et du développement durable, juillet 2015.- 102 p.
Résumé : 

Le rapport approfondit un point d'un précédent rapport du CGEDD (Vulnérabilité des réseaux d'infrastructures aux risques naturels, septembre 2013, n° 008414-01): le coût complet des défaillances de réseaux en situation de crise. Les réseaux examinés sont les routes nationales et autoroutes, le réseau ferré national avec un focus sur les transports collectifs de personnes en Île-de-France et le réseau de transport et distribution d'électricité. Les risques pris en compte sont les risques naturels et les risques technologiques. Après avoir proposé quelques définitions et rappelé le cadre législatif et réglementaire dans lequel s'inscrit l'activité des opérateurs de réseaux, la mission pose quelques éléments de méthodologie, concernant la cartographie des risques et leur modélisation, la problématique de prévention (stratégie préventive versus stratégie attentiste ou curative). Elle passe en revue les principales méthodes d'analyse disponibles : la méthode d'analyse coût/bénéfice actualisé (ACB) et les méthodes d'analyse multicritères ; la méthode du coût marginal. Elle insiste sur la difficulté d'affecter à un opérateur ou à un réseau en particulier les conséquences d'une crise grave. La connaissance de la valeur économique du patrimoine d'un opérateur et de la cartographie des risques, préalables à la définition d'une stratégie pertinente de prévention des risques, est très inégale selon les opérateurs et le plus souvent insuffisante. Les opérateurs n'ont en général qu'une connaissance partielle des coûts propres directs et indirects auxquels ils s'exposent en cas de défaillance de leurs réseaux. Ils tendent à sous-estimer leur propre dépendance vis-à-vis des autres réseaux et à concentrer leurs efforts sur l'amélioration de leur fonctionnement interne. A fortiori, ils n'ont qu'une visibilité très faible, voire nulle, sur les coûts qu'une défaillance fait supporter à la collectivité. La mission insiste sur la nécessité de prendre en compte, dans l'identification des priorités, les situations à fort enjeu économique, que sont les défaillances de longue durée et affectant un grand nombre de personnes sans réelle solution alternative. Elle constate la difficulté d'étudier de façon coordonnée la modélisation économique de la résilience des réseaux et relève que ce thème n'a pas été suffisamment abordé sur le plan économique. Elle recommande de commander au réseau scientifique et technique du ministère une étude de faisabilité sur l'impact économique d'un scénario de crise grave et de longue durée affectant un élément de réseau de forte capacité; puis de faire travailler des équipes universitaires sur la modélisation économique de sujets complexes, comme les interdépendances entre réseaux ("effets domino"), la redondance et les effets de saturation.

Lieu : 
N° d’affaire : 
008414-02