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Élargissement à 2x3 voies de l’A 57 entre le diffuseur de Benoît Malon et le nœud A 57/A 570 – Recherche de solutions techniques sur le secteur Benoît Malon – La Palasse

Source bibliographique : 
Paris : Conseil général de l'environnement et du développement durable, juillet 2020.- 69 p.
Résumé : 

L’objet de la mission du CGEDD est de chercher des solutions d’aménagements de l’A 57 à Toulon, entre le diffuseur de Benoît Malon et celui de La Palasse dans le sens Toulon-Nice, alternatives à ceux prévus dans le cadre du projet d’ensemble de l’A 57 déclaré d’utilité publique le 27 novembre 2018. Cette section de 1,1 km dans le sens Toulon-Nice a été aménagée à trois voies depuis 1991 mais avec de nombreuses dérogations aux normes routières, en particulier l’absence d’une bande d’arrêt d’urgence et avec une entrée et une sortie rapprochées et qui n’ont pas des caractéristiques suffisantes. Située juste à l’aval du tunnel de Toulon elle supporte un fort trafic, présente une grande accidentalité et des remontées de queue qui perturbent le trafic dans le tunnel. Seule infrastructure capacitaire de Toulon elle est utilisée par des liaisons bus et cars dont la régularité et les temps de parcours souffrent de sa congestion. Sur la section objet de l’étude le projet prévoyait une voie d’entrecroisement entre l’entrée Benoît Malon et la sortie La Palasse c’est-à-dire une quatrième voie permettant aux trafics d’échange de se faire dans de bonnes conditions. Cette voie devait faire aussi fonction de bande d’arrêt d’urgence. Enfin le début de la voie réservée aux transports en commun prenait naissance au niveau de la sortie la Palasse mais avant le passage inférieur en-dessous de l’A 57. Cet aménagement nécessitait un élargissement qui ne pouvait se faire qu’au détriment de la voie longeant l’autoroute (dite voie de la Barentine) et d’une grande résidence « Le Californie ». Cette petite voie de la Barentine a une importance réelle dans la desserte locale mais aussi dans la mobilité de l’agglomération (plusieurs lignes de bus l’empruntent). Pour les habitants de l’immeuble un rapprochement de l’autoroute (qui leur prendrait des places de parkings) constituerait objectivement une détérioration de leur qualité de vie. Pour ces raisons la ville et la métropole de Toulon se sont opposées à l’aménagement de cette section, tout en restant favorables au reste du projet. Prenant en compte les attentes des riverains en terme de dessertes et de cadre de vie et les volontés politiques exprimées, la mission a élaboré trois solutions « palliatives » ) : la première consiste à mettre en place une nouvelle proposition d’Escota dite « élargissement limité de l’entrée Benoît Malon et sortie La Palasse en déboîtement » ; celle-ci, qui n’a pas encore été présentée aux autorités et aux riverains, permet d’améliorer l’entrée et la sortie en préservant « Le Californie » et ne rognant que de 50 cm la voie de La Barentine qui resterait circulable. Certaines dérogations aux normes en seraient allégées même si cette solution ne permet pas de réaliser la quatrième voie d’entrecroisement. La deuxième consiste à limiter la vitesse sur la section à 70 km/h et même de descendre à 50 km/h en vitesse maximale adaptative : ceci permettrait de mieux gérer les remontées de queue et aussi de déroger plus facilement au VSA 90. La troisième consiste à expérimenter une forme de régulation de flot par feux pleine voie à l’amont du tunnel de Toulon pour compléter et lisser le système de « pincement » en entrée de tunnel. À ces solutions « palliatives » la mission ajoute deux recommandations : la première consiste à créer un observatoire du fonctionnement de la section sous l’égide du préfet du Var : cet observatoire qui suivrait l’ensemble des impacts du projet et qui pourrait être commun aux suivis environnementaux et à ceux du tunnel réunirait toutes les parties prenantes de façon régulière. Dans ce cadre il semble souhaitable que le préfet proroge les effets de la DUP jusqu’à la durée totale de dix ans ; la seconde consiste à lancer une réflexion, avec ici aussi toutes les parties prenantes et sous l’égide du préfet du Var, sur l’avenir des autoroutes insérées sur le territoire de la métropole A 50, A 57, A 570 qui sont des éléments clés des mobilités urbaines, en tenant compte du fait que l’essentiel du trafic de transit est accueilli par l’autoroute A 8.

N° d’affaire : 
013332-01